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S’installer durablement en France implique de maîtriser plusieurs démarches administratives, du choix du visa à l’ouverture d’un compte bancaire, sans oublier le logement et la protection sociale. Vous trouverez ici les démarches concrètes à engager : visa, compte bancaire, logement et protection sociale.
Préparer son départ et les formalités d’entrée
Avant tout déménagement, vérifiez les conditions d’entrée applicables à votre nationalité. Elles diffèrent selon que vous êtes citoyen de l’Union européenne ou ressortissant d’un pays tiers.

Visa et permis selon votre nationalité
Les citoyens de l’Union européenne, de l’EEE et de Suisse peuvent résider en France sans visa ni titre de séjour. Au-delà de trois mois, ils doivent néanmoins justifier d’un droit au séjour, notamment en exerçant un emploi, en suivant des études ou en disposant de ressources suffisantes et d’une assurance maladie valide. Pour savoir comment bien s’expatrier, il est donc préférable de vérifier ces règles avant le départ.
Les ressortissants de pays hors UE qui souhaitent séjourner plus de 90 jours doivent obtenir un visa pour la France avant leur départ, quel qu’en soit le motif. Le visa long séjour valant titre de séjour, ou VLS-TS, est généralement délivré pour une installation de 4 à 12 mois. Pour un séjour inférieur à 90 jours, un visa Schengen permet de circuler dans les pays membres de l’espace Schengen.
| Profil du demandeur | Visa requis | Durée couverte | Démarche principale |
| Citoyen UE / EEE / Suisse | Aucun | Illimitée | Justifier du droit au séjour après 3 mois |
| Ressortissant hors UE (court séjour) | Visa Schengen | Jusqu’à 90 jours | Demande de visa auprès du consulat ou de l’ambassade |
| Ressortissant hors UE (long séjour) | VLS-TS | 4 à 12 mois | Validation en ligne dans les 3 mois suivant l’arrivée |
| Transit (hors UE) | Visa de transit | 5 jours maximum | Demande préalable auprès du consulat |
Pour obtenir un visa adapté à votre situation, consultez les dossiers pays publiés par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Vous y trouverez les conseils pour préparer son expatriation, ainsi que les formalités propres à chaque nationalité, régulièrement actualisées par les services diplomatiques français.
La démarche à suivre avant le départ
Plusieurs actions doivent être menées dans les semaines précédant le départ afin d’éviter les retards une fois arrivé sur le territoire français. Chaque mineur doit disposer de son propre passeport, quel que soit son âge.
- Validité du passeport : vérifiez qu’il est valide pour les douze mois à venir et demandez son renouvellement trois à quatre mois avant la date de départ prévue.
- Demande de visa : si votre nationalité l’exige, adressez votre dossier à l’ambassade ou au consulat compétent suffisamment tôt, avec tous les justificatifs requis.
- Compte bancaire : ouvrez un compte bancaire dans le pays d’accueil avant le départ pour recevoir votre salaire et régler vos dépenses dès les premiers jours.
Créez également votre espace Finances publiques avant le départ et signalez votre nouvelle adresse à votre centre des impôts afin de clarifier votre résidence fiscale. Conservez vos identifiants de connexion aux services en ligne français.
Valider le visa après l’arrivée
Le titulaire d’un VLS-TS doit le valider dans les trois mois suivant son arrivée en France, en ligne sur le portail dédié à l’administration des étrangers ou selon la procédure de l’Office français de l’immigration et de l’intégration. Lorsque le visa long séjour mentionne « carte de séjour à solliciter », la demande de titre de séjour doit être déposée auprès de la préfecture dans les deux mois suivant l’entrée sur le territoire. À défaut, le séjour peut devenir irrégulier.
Titre de séjour, études et enfant
Après votre arrivée en France, plusieurs démarches administratives restent nécessaires pour stabiliser votre situation.

Obtenir un titre de séjour
La demande de titre de séjour doit être déposée auprès de la préfecture du lieu de résidence dans les deux mois suivant l’arrivée en France, selon votre situation personnelle. Pour savoir comment vous expatrier en famille, anticipez cette formalité pour chaque membre non européen du foyer, car chacun doit constituer son propre dossier. Lorsque le dossier est complet, un récépissé est remis au demandeur.
- Passeport valide : fournissez un passeport en cours de validité, accompagné du visa si nécessaire, et vérifiez sa date d’expiration prévisionnelle.
- Justificatif de domicile : un document récent attestant votre adresse en France est exigé lors du dépôt, par exemple une quittance de loyer ou une attestation d’hébergement.
- Preuves de ressources : un contrat de travail, des bulletins de salaire ou tout autre justificatif de revenus réguliers permet de démontrer votre autonomie financière.
- Rendez-vous biométrique : après l’expiration du VLS-TS, le renouvellement en préfecture comprend la prise des empreintes digitales lors d’un rendez-vous dédié.
Les titres de séjour d’un an couvrent plusieurs situations prévues par la réglementation française : étudiant, salarié, travailleur temporaire, vie privée et familiale, ou étranger malade. Choisissez la catégorie qui correspond précisément à votre situation afin de limiter les risques de refus ou de demande de pièces complémentaires.
S’installer avec son enfant
Tout enfant qui arrive ou revient en France peut être scolarisé, quelle que soit sa situation administrative. Pour les familles qui souhaitent un enseignement en français à l’étranger avant leur départ, le réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger compte 580 établissements dans le monde. Déposez les dossiers d’inscription le plus tôt possible : les places sont limitées et très demandées.
Les enfants mineurs non européens ne sont pas tenus de valider leur visa ni d’obtenir un titre de séjour à leur arrivée en France. À partir de 16 ans, ils peuvent toutefois solliciter une carte de résident pour travailler légalement sur le territoire français. Avant le départ, rassemblez les documents d’état civil de chaque enfant, notamment les actes de naissance.
Conjoint et vie familiale
Le conjoint non européen d’un citoyen français doit obtenir un visa d’entrée pour séjourner plus de trois mois en France. Il est recommandé d’effectuer la demande en ligne auprès du consulat compétent au moins trois mois avant la date de départ prévue.
Le visa accordé au conjoint de Français est gratuit, contrairement à celui d’un enfant mineur, qui reste payant. Intégrez cette différence au budget global du projet, en particulier lorsque la famille est nombreuse.
Pour vivre en France dans un cadre familial stable, le conjoint doit également pouvoir justifier sa situation auprès des autorités dès son arrivée. L’accès à la protection sociale, à l’assurance maladie et aux aides auxquelles il peut prétendre dépend en grande partie de la régularité de son titre de séjour. Nous vous conseillons donc d’anticiper ces formalités afin de préserver les droits de toute la famille.
Trouver un emploi et travailler légalement
L’accès au marché du travail français dépend de la nationalité du candidat. Les citoyens européens bénéficient de la libre circulation, tandis que les ressortissants de pays tiers doivent généralement accomplir plusieurs démarches administratives avant de pouvoir travailler.

Autorisation de travail et permis
Pour expatrier un salarié vers la France, l’employeur doit d’abord se demander comment procéder : déposer une demande d’autorisation de travail auprès des autorités compétentes avant l’entrée du salarié sur le territoire. Cette demande concerne une offre d’emploi précise et un employeur identifié. Elle ne peut donc pas être déposée de façon générale. Les ressortissants de pays hors UE doivent en principe combiner autorisation de travail et demande de titre de séjour, sauf si leur visa ou leur titre les autorise déjà à exercer une activité.
- VLS-TS travailleur : ce visa long séjour peut valoir autorisation de travail selon la mention indiquée et simplifier les formalités à l’arrivée.
- Passeport talent : cette carte de séjour, destinée aux profils très qualifiés, vaut également autorisation de travail et offre une importante souplesse professionnelle.
- Demande de l’employeur : dans la majorité des situations, l’employeur français soumet le dossier d’autorisation. Le salarié doit vérifier que la procédure est engagée avant son départ.
- Permis spécifique : certaines professions réglementées exigent un permis ou une reconnaissance complémentaire des qualifications auprès de l’ordre professionnel compétent.
Le CV au format français comporte souvent une photo professionnelle, même si celle-ci n’est pas obligatoire. Avant l’envoi, il est recommandé de faire contrôler le dossier par un professionnel ou une agence spécialisée afin de vérifier sa conformité avec les attentes des recruteurs et les exigences légales applicables.
Secteurs qui recrutent en France
Avec un taux de chômage global de 7,5 % et un taux de chômage des jeunes de 18,5 %, le marché de l’emploi français offre néanmoins des perspectives aux profils qualifiés, en particulier dans les secteurs durablement en tension.
- Technologie et informatique : les spécialistes du développement logiciel, de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle sont recherchés, notamment à Paris, Lyon et Bordeaux.
- Santé et médecine : les professionnels de la santé, dont les médecins, les infirmiers et les aides-soignants, restent très demandés, surtout dans les zones rurales et les hôpitaux publics.
- Ingénierie et industrie : les ingénieurs en automatisation, en maintenance industrielle et en génie civil bénéficient d’un besoin soutenu par les projets d’infrastructure et la transition énergétique.
L’hôtellerie, la restauration et les produits de luxe recrutent aussi régulièrement des profils polyvalents et expérimentés, notamment dans les grandes villes touristiques. La maîtrise du français constitue un atout important, y compris pour les postes techniques. Suivre une formation linguistique avant l’installation en France peut donc accélérer l’intégration professionnelle.
Des agences de recrutement spécialisées peuvent vous aider à travailler en France dans le respect de la législation européenne. Elles accompagnent les démarches administratives, contrôlent la conformité des contrats et expliquent les droits des salariés.
Recruter des professionnels roumains
Les professionnels roumains représentent un vivier de compétences apprécié en France, notamment dans le BTP, la logistique, l’agriculture saisonnière et les services à la personne. Depuis l’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne en 2007, ils bénéficient de la libre circulation et peuvent s’installer et travailler en France sans visa ni permis spécifique. Environ 30 % des Roumains parlent français, ce qui favorise leur intégration.
Adequat Interim, agence de recrutement temporaire basée à Bucarest, accompagne les entreprises françaises dans l’identification et la mise à disposition de travailleurs roumains qualifiés. Pour en savoir plus sur l’installation des Roumains en France, les entreprises peuvent contacter cette agence spécialisée. Elle garantit une mise à disposition de personnel compétent en moins de 15 jours, dans le respect intégral de la législation européenne.
Des aides peuvent également être mobilisées selon la situation du salarié et de l’entreprise.
Logement, santé et protection sociale
Au-delà des démarches administratives liées au séjour et au travail, l’installation en France repose sur deux priorités : trouver un logement adapté et activer rapidement votre couverture santé. Anticiper les aides et les procédures applicables permet de limiter les périodes de vulnérabilité.
Trouver un logement et bénéficier des aides
Pour louer un bien, les propriétaires et les agences demandent plusieurs documents afin d’évaluer la solvabilité du candidat. La colocation constitue une solution économique, notamment dans les grandes villes où les loyers sont élevés, tout en facilitant l’intégration sociale.
- Pièce d’identité : un passeport ou une carte d’identité en cours de validité est systématiquement demandé pour toute location en France.
- Justificatif de ressources : un contrat de travail signé, des bulletins de salaire ou une attestation d’employeur permettent de démontrer votre capacité à payer le loyer chaque mois.
- Garant ou garantie locative : si vous ne disposez pas d’un garant résidant en France, le dispositif Visale peut fournir une caution locative reconnue par de nombreux propriétaires et agences.
- Dépôt de garantie : la signature du bail implique généralement le versement d’un dépôt correspondant à un ou deux mois de loyer, ainsi que le paiement anticipé du premier mois.
Le bail d’habitation est généralement conclu pour une durée d’un à trois ans, et une majorité de locations passe par une agence immobilière. Des aides au logement, notamment les allocations versées par la Caisse d’allocations familiales, peuvent être accordées selon vos revenus et votre situation familiale.
S’inscrire à l’assurance maladie et à l’assurance santé
L’inscription à la sécurité sociale française constitue une démarche prioritaire pour tout expatrié souhaitant bénéficier d’une couverture santé dès son arrivée. Les conditions d’affiliation dépendent du statut professionnel : salarié, indépendant, étudiant ou inactif. Une fois les conditions remplies, le système de santé français prend en charge une part importante des dépenses médicales, des consultations aux hospitalisations.
Pour un salarié, un bilan de santé peut être organisé et pris en charge. Il est possible de souscrire une complémentaire santé afin de couvrir les frais non remboursés par le régime obligatoire.
La protection sociale avec le formulaire S1
Le formulaire S1 concerne les personnes relevant du régime d’assurance maladie d’un autre État membre de l’UE et s’installant durablement en France. Il doit être demandé auprès de la Caisse primaire d’assurance maladie ou de la MSA pour les ressortissants du régime agricole. Chaque membre du foyer, qu’il s’agisse du bénéficiaire principal, du conjoint ou d’une personne à charge, doit obtenir son propre formulaire S1. Pour consulter notre guide sur l’obtention du formulaire S1, une ressource détaillée est disponible en ligne.
Après l’enregistrement du dossier, un identifiant et une attestation provisoires sont délivrés sous une à deux semaines. Ils permettent la prise en charge des soins avant la réception de la carte Vitale définitive, envoyée environ un mois plus tard. Les entreprises françaises qui souhaitent travailler avec des professionnels roumains ou découvrir comment collaborer avec une société roumaine peuvent consulter les opportunités de travailler avec une entreprise roumaine en France et s’appuyer sur l’expertise d’Adequat Interim pour sécuriser leurs démarches.
Foire aux questions
Quelles sont les conditions pour résider en France en tant qu’expatrié non européen ?
Pour résider en France plus de 90 jours, un ressortissant hors UE doit obtenir un visa long séjour avant son départ. Il s’agit généralement d’un VLS-TS valable de quatre à douze mois. Après l’arrivée, ce visa doit être validé dans les trois mois, puis renouvelé sous la forme d’une demande de titre de séjour déposée en préfecture dans les deux mois. Le dossier comprend notamment un passeport valide, un justificatif de domicile et des preuves de ressources suffisantes.
Comment s’expatrier en France en tant que citoyen roumain ?
Les citoyens roumains bénéficient de la libre circulation dans l’Union européenne depuis 2007. Ils peuvent donc s’installer et travailler en France sans visa ni permis de travail spécifique. Au-delà de trois mois, ils doivent toutefois justifier d’un droit au séjour en exerçant une activité professionnelle, en suivant des études ou en disposant de ressources suffisantes. Les principales démarches concernent l’inscription à la sécurité sociale, la recherche d’un logement et l’ouverture d’un compte bancaire.
Quels documents faut-il réunir pour une demande de titre de séjour en France ?
Pour une demande de titre de séjour, prévoyez un passeport valide, accompagné d’un visa si nécessaire, ainsi qu’un justificatif de domicile récent en France. Ajoutez les preuves de ressources ou le contrat de travail requis et, selon votre situation, les documents d’état civil comme un acte de naissance ou un livret de famille. Le dossier complet doit être déposé en préfecture dans les deux mois suivant l’arrivée. Un récépissé est alors délivré immédiatement et atteste de la régularité du séjour pendant l’instruction.
Comment bénéficier de la couverture santé dès l’arrivée en France ?
L’inscription à la sécurité sociale française constitue la première démarche pour accéder à la couverture santé. Les personnes déjà affiliées à un régime d’assurance maladie d’un pays membre de l’UE peuvent utiliser le formulaire S1, délivré par leur caisse d’origine, afin de faire reconnaître leurs droits en France. Après l’enregistrement du dossier, un identifiant provisoire est attribué sous une à deux semaines. Il permet de consulter un médecin et d’obtenir des remboursements avant la réception de la carte Vitale définitive.
Quelles démarches fiscales accomplir avant et après le départ pour la France ?
Avant le départ, vous devez informer votre centre des impôts de votre changement d’adresse afin de clarifier votre résidence fiscale. L’année du départ, deux formulaires sont nécessaires : le formulaire n° 2042 pour les revenus perçus du 1er janvier à la date du départ, puis le formulaire n° 2042-NR pour les revenus de source française perçus après cette date. La création de votre espace Finances publiques avant le départ facilite ces démarches et assure la continuité de vos obligations déclaratives.





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