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Que vous envisagiez une expatriation durable ou une première expérience professionnelle à l’étranger, ce guide vous explique concrètement comment travailler en Roumanie en tant que citoyen français. Vous y trouverez les principales démarches administratives, les types de contrats, les niveaux de salaires et les secteurs qui recrutent afin de réussir votre mobilité en Europe centrale.
Préparer sa mobilité en Roumanie
Membre de l’Union européenne depuis 2007, la Roumanie offre un cadre administratif simplifié aux ressortissants français qui souhaitent y exercer une activité professionnelle. Avant votre départ, identifiez les formalités applicables selon la durée du séjour et votre statut.

Les droits des citoyens français
Pour un citoyen de l’Union européenne, comprendre comment travailler en Roumanie repose sur une règle essentielle : aucun permis de travail ni visa n’est exigé. Un ressortissant français bénéficie des mêmes conditions d’embauche qu’un salarié roumain, ce qui simplifie les démarches avant la prise de poste.
- Aucun permis de travail requis. Les citoyens de l’UE, de l’EEE et de Suisse peuvent travailler en Roumanie sans autorisation spécifique, contrairement aux ressortissants extérieurs à l’Union européenne.
- Égalité de traitement. Vous accédez aux mêmes dispositifs de protection sociale et de retraite que les salariés roumains.
- Langue de travail. L’anglais est couramment utilisé dans l’IT, la finance et les centres de services partagés. La maîtrise du roumain élargit toutefois les opportunités professionnelles.
- Avantages complémentaires. De nombreux employeurs roumains proposent des tickets-repas, la prise en charge du transport ou des indemnités de télétravail en complément du salaire de base.
Les ressortissants extérieurs à l’Union européenne sont soumis à des règles différentes. Ils doivent obtenir un permis de travail délivré par l’Inspection générale roumaine de l’immigration, dans la limite de quotas annuels fixés par secteur. L’employeur doit également démontrer qu’aucun candidat roumain ou européen disponible ne peut occuper le poste. Un visa de long séjour pour l’emploi, généralement accordé pour un an et renouvelable, est aussi nécessaire. Les frais de dossier s’élèvent à 150 USD.
Le pays dispose d’une infrastructure numérique performante, d’une main-d’œuvre jeune et multilingue et d’un coût de la vie globalement attractif. Ces atouts favorisent aussi bien une première expérience internationale qu’une carrière de longue durée.
S’installer après trois mois
Lorsqu’un séjour dépasse trois mois, le citoyen européen doit accomplir une formalité de résidence. Il lui faut obtenir un document de résidence auprès de l’Office roumain de l’immigration. Cette démarche est distincte de l’autorisation de travailler et ne constitue pas un permis de travail : elle sert à régulariser la situation administrative du résident étranger en Roumanie.
Nous vous conseillons d’anticiper cette formalité dès la confirmation de votre prise de poste. Préparez notamment votre contrat de travail, une preuve de logement et vos documents d’identité en cours de validité. L’absence de ce document peut entraîner des difficultés administratives susceptibles d’affecter votre activité professionnelle.
Pour accompagner votre installation, les services d’accompagnement à la mobilité proposent souvent un logement vérifié près du lieu de travail et une prise en charge à l’arrivée. Vous pouvez ainsi vous concentrer sur votre intégration professionnelle dès les premiers jours, sans gérer seul les aspects logistiques de votre expatriation.
Trouver un travail en Roumanie
Le marché du travail en Roumanie reste dynamique, soutenu par une croissance économique solide et des besoins croissants dans les secteurs à forte valeur ajoutée. Pour les profils français et francophones, les opportunités sont nombreuses, à condition de cibler les bons domaines et d’adopter une méthode structurée de recherche d’emploi.

Les secteurs et les villes qui recrutent
Pour trouver du travail en Roumanie avec un profil étranger, il est pertinent de viser les secteurs qui recherchent des compétences internationales et dans lesquels la barrière linguistique reste limitée. L’IT, les logiciels, les services aux entreprises, l’ingénierie et l’industrie automobile concentrent une grande partie des offres d’emploi destinées aux travailleurs venus d’Europe. Ces activités proposent généralement des rémunérations supérieures au salaire minimum et des environnements professionnels internationaux.
- IT et logiciels Les développeurs web et mobiles, spécialistes de l’intelligence artificielle, analystes de données et professionnels de l’externalisation informatique sont particulièrement recherchés. Cluj-Napoca, surnommée la « Silicon Valley » de Roumanie, constitue le principal pôle de ce secteur.
- Services aux entreprises Bucarest regroupe les centres BPO, les centres de services partagés, ainsi que de nombreuses activités administratives et financières. Adequat Interim y est implanté et peut recruter dans plus de 30 spécialités.
- Industrie automobile et manufacture Timișoara et Iași disposent d’écosystèmes industriels actifs, avec des postes techniques destinés aux ingénieurs et aux professionnels qualifiés qui souhaitent s’installer dans des villes à taille humaine.
- Centres d’appel francophones Le service client et le support technique en français offrent des débouchés concrets aux expatriés qui ne maîtrisent pas encore le roumain, dans plusieurs grandes villes du pays.
Les salaires diffèrent sensiblement selon le secteur et la localisation. Bucarest et la Transylvanie affichent les niveaux de rémunération les plus élevés, tandis que les régions agricoles du sud proposent des salaires nettement inférieurs. Les ingénieurs et les informaticiens peuvent percevoir une rémunération brute mensuelle plusieurs fois supérieure au minimum légal, alors que le secteur textile reste généralement proche de ce seuil.
Chaque ville possède ses propres spécialités et ses dynamiques de recrutement. Pour préparer votre recherche d’emploi en Roumanie en tant qu’étranger, consultez les opportunités de travail en Roumanie pour les étrangers, qui présente les secteurs porteurs et des conseils destinés aux francophones.
Emplois francophones et plateformes de recherche
Pour trouver un emploi en Roumanie en tant que francophone, plusieurs plateformes numériques sont accessibles depuis la France. LinkedIn et Indeed Roumanie permettent de filtrer les offres d’emploi par secteur, ville et langue de travail. Vous identifiez ainsi plus rapidement les postes correspondant à votre expérience et à vos compétences.
- LinkedIn La plateforme permet de filtrer les offres par langue, secteur et localisation, puis de contacter directement des recruteurs roumains ou les filiales d’entreprises européennes implantées en Roumanie.
- Indeed Roumanie Le site regroupe des centaines d’offres actualisées, filtrables selon la langue de travail, afin de repérer les postes accessibles sans maîtriser le roumain.
- Agences de recrutement spécialisées Des agences comme Adequat Interim, basée à Bucarest, proposent aux employeurs européens une mise à disposition de personnel qualifié dans un délai maximum de quinze jours.
De nombreuses entreprises roumaines, notamment dans l’IT et les centres de services, recrutent des profils anglophones et francophones.
Le recrutement temporaire qualifié
Le recrutement temporaire constitue une solution pour découvrir le marché roumain avant de s’engager durablement. Adequat Interim s’appuie sur plus de 26 000 professionnels recrutés dans plus de 30 spécialités et assure une mise à disposition rapide, au maximum quinze jours, dans le respect de la législation européenne.
Le stage représente également une voie d’accès au marché du travail roumain, notamment pour les profils juniors et les étudiants qui souhaitent acquérir une première expérience internationale. Les dispositifs de mobilité professionnelle comprennent des services d’accompagnement couvrant le logement, l’assurance, les transferts et l’assistance. Ils sécurisent le parcours, du départ jusqu’à l’intégration dans l’entreprise d’accueil, pour les travailleurs venant de France ou d’un autre pays européen.
Selon votre projet, plusieurs démarches peuvent être envisagées : rechercher des offres d’emploi depuis la France, solliciter des employeurs, ou travailler avec une agence spécialisée. Ces options facilitent votre recherche d’emploi et vous aident à intégrer le marché du travail roumain dans un cadre professionnel adapté.
Comprendre le contrat de travail roumain
Avant de signer un document et de commencer votre activité, il est indispensable de connaître les règles qui encadrent le contrat de travail en Roumanie. Le droit roumain impose des obligations précises à l’employeur comme au salarié, ainsi que des formalités à accomplir avant le premier jour d’activité. Cette préparation vous protège et vous permet de travailler légalement sur le territoire roumain.

Mentions et formalités obligatoires
Dès que vous parvenez à trouver un travail en Roumanie, la première étape consiste à conclure un contrat de travail écrit. Celui-ci doit être rédigé en langue roumaine et signé avant le début de l’activité. L’employeur doit remettre un exemplaire signé au salarié avant sa prise de poste et lui communiquer au préalable les principales informations : fonction, risques professionnels, date d’effet, durée, rémunération et lieu de travail. Cette information préalable constitue une obligation légale.
- Enregistrement dans REVISAL Le contrat doit être enregistré dans le registre général des salariés REVISAL et transmis à l’inspection du travail avant le début effectif de l’activité. À défaut, l’employeur s’expose à des sanctions.
- Mentions obligatoires Le contrat de travail précise l’identité des parties, le siège social, le lieu de travail, les missions confiées, la durée et les horaires de travail, la rémunération, les congés annuels, les modalités de rupture ainsi que le préavis.
- Aptitude médicale Un certificat d’aptitude délivré par un médecin du travail est requis avant la prise de poste. Pour certains métiers à risques, comme le travail en hauteur, la manipulation de substances toxiques ou la sécurité, un examen psychologique peut également être nécessaire.
- Égalité de traitement Le droit roumain interdit les discriminations fondées sur l’origine, la situation familiale, les opinions politiques ou l’affiliation syndicale. Cette exigence s’inscrit dans les principes de l’Union européenne.
Pour approfondir les types de contrats, les autorisations de travail selon la nationalité et les droits des travailleurs, nous vous recommandons de consulter le guide du contrat de travail en Roumanie. Il présente les règles applicables aux citoyens de l’UE comme aux ressortissants hors de l’Union européenne, ainsi que les formalités d’embauche. Ce support constitue une référence utile pour les employeurs, les salariés et les professionnels qui souhaitent sécuriser leur situation juridique.
CDI, CDD et période d’essai
Le contrat à durée indéterminée est la forme de référence du droit roumain du travail. Il offre une stabilité durable au salarié et reste la norme pour les emplois permanents. Le contrat à durée déterminée est réservé à certaines situations, notamment le remplacement ou le travail saisonnier. Sa durée totale ne peut pas dépasser 36 mois, avec un maximum de trois renouvellements successifs.
La période d’essai ne peut excéder 90 jours calendaires pour les fonctions d’exécution et 120 jours pour les postes de direction. À l’issue de cette période, une rupture décidée par l’employeur impose un préavis minimal de 20 jours ouvrables. Le salarié bénéficie ainsi d’une protection effective dès la confirmation du contrat.
Salaires et conditions de travail
Les salaires et l’organisation du travail en Roumanie diffèrent sensiblement du cadre français. Pour évaluer une offre d’emploi et négocier sa rémunération, il faut examiner le niveau salarial, le coût horaire et les charges fiscales. Ces paramètres placent la Roumanie parmi les marchés compétitifs de l’Europe et de l’Union européenne.
Temps de travail et congés
La durée légale est fixée à 8 heures par jour et 40 heures par semaine, généralement réparties sur cinq jours ouvrés. Le plafond absolu atteint 48 heures hebdomadaires, heures supplémentaires comprises. Une exception est possible si la moyenne calculée sur une période de référence de quatre mois ne dépasse pas ce seuil.
- Heures supplémentaires Elles donnent droit à une majoration d’au moins 75 % du salaire de base ou à un repos compensateur pris dans les 60 jours lorsqu’aucune majoration financière n’est versée.
- Congés payés annuels Chaque salarié bénéficie d’un minimum de 20 jours ouvrables de congés payés par an, conformément aux droits prévus par le code du travail roumain.
- Congé maladie Le congé maladie peut atteindre 183 jours, avec une indemnisation fixée à 75 % du salaire brut.
- Travail de nuit Le travail effectué entre 22 heures et 6 heures ouvre droit à une compensation supplémentaire d’au moins 25 % du salaire de base, en plus de la rémunération ordinaire.
Les salariés bénéficient aussi d’une pause quotidienne d’au moins 30 minutes après 6 heures de travail et d’un repos hebdomadaire minimum de 48 heures consécutives. Une clause contractuelle ne peut pas écarter les droits prévus par la loi au détriment du salarié.
SMIC roumain et salaires
En 2025, le salaire minimum brut roumain s’établit à 4 050 RON, soit environ 810 € par mois et 4,80 € brut de l’heure. Une revalorisation à 4 325 RON, soit environ 850 €, est prévue au 1er juillet 2026. Certains secteurs sous tension, comme le BTP et la banque, appliquent un minimum dérogatoire d’environ 900 € brut en raison des difficultés à recruter. En novembre 2025, le salaire moyen net roumain atteignait environ 1 100 € par mois, avec de forts écarts selon les secteurs et les régions.
Les disparités régionales restent marquées. Bucarest et la Transylvanie affichent les niveaux les plus élevés, tandis que près de la moitié des départements roumains se situent entre 600 et 700 € net par mois. L’informatique propose les rémunérations les plus élevées du marché : les ingénieurs et spécialistes IT peuvent percevoir plusieurs fois le minimum légal. Le textile demeure, pour sa part, proche du plancher légal.
| Indicateur salarial | Roumanie (2025) | France (référence) |
| Salaire minimum brut mensuel | ~810 € (4 050 RON) | ~1 802 € (SMIC 2025) |
| Salaire moyen net mensuel | ~1 100 € | Non comparable (marché distinct) |
| Coût horaire du travail (T3 2025) | ~14,6 €/heure | ~20,8 €/heure |
| Charges patronales directes | 2,25 % du salaire brut | ~45 % du salaire brut |
Coût du travail et détachement
Pour les employeurs français qui souhaitent recruter en Roumanie, l’écart de coût est important. Au troisième trimestre 2025, le coût horaire du travail atteignait environ 14,6 €, contre 20,8 € en France et 33,5 € en moyenne dans l’UE. Les charges patronales directes représentent 2,25 % du salaire brut, tandis que l’impôt sur le revenu est prélevé à la source au taux unique de 10 %. Pour approfondir ce sujet, consultez le coût du travail en Roumanie pour les employeurs français, qui propose une simulation budgétaire détaillée pour les missions temporaires.
Le détachement de travailleurs roumains en France relève de la directive européenne révisée 2018/957. Pendant la mission, le salarié reste affilié au régime de sécurité sociale roumain, ce qui limite les cotisations patronales dues par l’entreprise cliente française. Il doit toutefois percevoir au minimum le SMIC français, fixé à 11,88 € brut de l’heure en 2026, ou le minimum conventionnel s’il est plus favorable. Avant le début de la prestation, l’employeur doit effectuer une déclaration préalable SIPSI auprès de l’inspection du travail française et obtenir le formulaire A1 attestant du maintien de la couverture sociale roumaine.
Foire aux questions
Un citoyen français a-t-il besoin d’un permis de travail pour exercer en Roumanie ?
Non. En tant que citoyen de l’Union européenne, un ressortissant français peut travailler en Roumanie sans visa ni permis de travail. Il bénéficie des mêmes règles d’embauche qu’un salarié roumain et peut donc exercer une activité professionnelle dans le cadre d’un contrat de travail local. Si son séjour dépasse trois mois, il doit toutefois obtenir un document de résidence auprès de l’Office roumain de l’immigration.
Quels sont les secteurs qui offrent le plus d’opportunités pour les Français en Roumanie ?
Les profils français trouvent principalement des opportunités dans l’IT et le logiciel, les services aux entreprises, notamment le BPO et les centres de services partagés, ainsi que dans l’ingénierie industrielle et l’automobile. Les centres d’appel et le support technique francophone offrent aussi des débouchés aux candidats qui ne maîtrisent pas encore le roumain. Bucarest concentre les activités de services et de finance, tandis que Cluj-Napoca est le principal pôle technologique du pays, souvent présenté comme la « Silicon Valley » roumaine.
Quel est le salaire minimum en Roumanie en 2025 ?
En 2025, le salaire minimum brut en Roumanie s’élève à 4 050 RON, soit environ 810 € par mois et 4,80 € brut de l’heure. Une revalorisation à 4 325 RON, soit environ 850 € brut par mois, est prévue au 1er juillet 2026. Dans certains secteurs, comme le BTP et la banque, le minimum conventionnel peut atteindre environ 900 € brut en raison des tensions de recrutement. En novembre 2025, le salaire moyen net s’établissait autour de 1 100 € par mois.
Quelles démarches administratives faut-il accomplir avant de travailler en Roumanie ?
Pour un citoyen français, les démarches restent limitées. Avant sa prise de poste, il doit signer un contrat de travail en roumain et effectuer une visite médicale d’aptitude auprès d’un médecin du travail agréé. Si le séjour dépasse trois mois, il lui faut également obtenir un document de résidence auprès de l’Office roumain de l’immigration. De son côté, l’employeur doit enregistrer le contrat dans le registre REVISAL et le transmettre à l’inspection du travail avant le début effectif de l’activité.
Comment les employeurs roumains perçoivent-ils les candidats français ?
Les candidats français sont généralement bien accueillis par les employeurs roumains, en particulier lorsque leur maîtrise du français répond aux besoins des centres d’appel, des services aux entreprises ou des multinationales européennes. Vivre et travailler en Roumanie permet aussi de développer une expérience internationale valorisée par les recruteurs.





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