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Pour travailler à l’étranger pour une entreprise française, il existe une autre voie que l’expatriation individuelle : la mise à disposition de personnel qualifié par une agence d’intérim. Ce modèle s’inscrit dans les règles du détachement en Europe et de l’embauche en Roumanie, et chaque mobilité se sécurise par quelques vérifications préalables.
Recruter pour une mission européenne
Lorsqu’une entreprise française a besoin de renforts pour un chantier ou un site en Europe, elle peut passer par une agence qui recrute, emploie et met à disposition des salariés qualifiés. Nous organisons ce schéma depuis Bucarest, en veillant à ce que chaque partie connaisse précisément son rôle.

Notre modèle de mise à disposition
Adequat-interim est une agence roumaine de recrutement temporaire, basée à Bucarest, qui met des travailleurs qualifiés à disposition d’entreprises européennes. Ce travail temporaire à l’étranger associe trois parties : l’agence, l’entreprise utilisatrice et le salarié. L’agence reste l’employeur juridique du travailleur pendant toute la mission à l’étranger.
Nous prenons en charge les formalités administratives et la conformité propre au travail temporaire transnational, ce qui offre un cadre sécurisé à l’entreprise cliente. Les ressortissants français qui s’intéressent aux postes francophones proposés à Bucarest relèvent aussi de ce marché roumain.
Profils et délais de recrutement
Nous nous appuyons sur plus de 26 000 professionnels recrutés dans plus de 30 spécialités, dont le BTP, l’informatique, la logistique et l’hôtellerie. Les premiers CV vous parviennent sous 48 heures, et le personnel est mis à disposition dans un délai maximum de 15 jours. Pour gagner du temps, décrivez votre besoin avec précision : poste, qualification, lieu de travail, horaires, équipements de protection et rémunération prévue.
Choisir le cadre contractuel
Le contrat temporaire répond à un besoin ponctuel, et sa durée peut atteindre 24 mois selon le motif de recours. Pour les jeunes, ce cadre diffère du volontariat international en entreprise, qui n’est ouvert qu’aux jeunes de 18 à 28 ans et qui ne permet pas de mobiliser des compétences confirmées à la demande.
Le contrat de mise à disposition doit être écrit. Il précise le motif, le terme, le poste, la qualification, le lieu, l’horaire, les équipements de protection, la rémunération et les primes. Quant au contrat de mission, il est transmis au salarié au plus tard dans les 2 jours ouvrables suivant sa mise à disposition, ce qui fixe clairement les engagements de chacun.
Encadrer le détachement temporaire
Envoyer un intérimaire travailler à l’étranger, dans un autre État membre, revient juridiquement à le détacher. Ce statut obéit à deux logiques distinctes : la sécurité sociale d’une part, le droit du travail du pays d’accueil d’autre part.

Maintien de la protection sociale
Dans l’Union européenne, un salarié détaché peut rester affilié à la sécurité sociale de son pays d’envoi pendant 24 mois au maximum, sous conditions. L’employeur demande en principe le document portable A1 avant le début du détachement.
Ce formulaire atteste uniquement la législation de sécurité sociale applicable. Il ne prouve pas que les autres conditions du détachement sont remplies, qu’il s’agisse de la rémunération ou des formalités de déclaration.
| Situation | Durée | Cadre |
| Maintien au régime du pays d’envoi | 24 mois maximum | Document A1, règlement (CE) n° 883/2004 |
| Prolongation exceptionnelle | Au-delà de 24 mois | Accord entre institutions, article 16 du règlement n° 883/2004 |
Règles applicables dans le pays d’accueil
Le salarié détaché conserve son contrat à l’étranger avec son employeur d’origine pendant toute la mission, y compris lorsque cet employeur est une agence de travail temporaire. Certaines règles du pays d’accueil s’imposent toutefois à lui :
- Rémunération et salaire : les montants obligatoires du pays d’accueil s’appliquent.
- Temps de travail et congés : les durées et les repos locaux prévalent.
- Santé-sécurité et frais professionnels : les normes du lieu de travail s’imposent.
Le détachement ne permet donc pas d’employer à moindre coût. En droit du travail, le détachement devient de longue durée après 12 mois, un seuil que l’employeur peut porter à 18 mois sur notification motivée. Ce seuil diffère des 24 mois qui concernent la sécurité sociale. Ces conditions pour travailler dans un autre pays européen s’examinent avant chaque départ.
Obligations lors d’une mission en France
Une entreprise de travail temporaire étrangère qui détache des salariés en France doit effectuer une déclaration préalable via SIPSI, le téléservice officiel, avant le début de l’intervention.
Une déclaration absente, tardive ou inexacte expose l’employeur à une amende pouvant atteindre 4 000 € par salarié, selon le Code du travail. Ce montant passe à 8 000 € en cas de réitération dans les 2 ans. Le total est plafonné à 500 000 €.
Sur place, les intérimaires détachés bénéficient des droits légaux et conventionnels des salariés de qualification équivalente de l’entreprise utilisatrice, notamment en matière de rémunération.
Employer des salariés en Roumanie
La Roumanie constitue aussi une destination de travail pour les salariés européens. L’embauche locale suit des règles précises, qu’il s’agisse de l’accès au marché du travail, des formalités préalables ou des types de contrats autorisés.

Accès au marché du travail roumain
Travailler en Europe quand on est Français reste simple en Roumanie : aucun visa ni permis de travail n’est exigé, et les conditions d’embauche sont celles d’un salarié roumain. Ce principe s’étend à tous les ressortissants européens.
- Citoyens de l’UE : accès libre, sans autorisation de travail.
- Espace économique européen : mêmes droits que les citoyens de l’Union.
- Suisse : régime identique, sans permis de travail.
- Pays hors UE : autorisations de travail et de séjour spécifiques, dans la limite de quotas annuels.
Au-delà de 3 mois de séjour, un ressortissant européen doit obtenir un document de résidence auprès de l’autorité roumaine compétente. Les démarches pour travailler en Roumanie en tant que Français incluent donc cette formalité de résidence.
Formaliser l’embauche locale
Avant la prise de poste, le contrat de travail doit être rédigé en roumain, puis signé et remis au salarié. L’employeur l’enregistre ensuite dans REGES-ONLINE, le registre général des salariés, au plus tard la veille du début effectif de l’activité.
Un certificat d’aptitude délivré par un médecin du travail est également requis avant le premier jour de travail.
Contrats et conditions de travail
Le CDI constitue la forme de référence du contrat de travail en Roumanie. Le CDD est réservé à certaines situations, comme le remplacement ou le travail saisonnier. Sa durée totale ne peut dépasser 36 mois, avec 3 renouvellements successifs au maximum.
Le salaire minimum brut roumain s’élève à 4 050 RON par mois en 2025, soit environ 810 €. Une hausse à 4 325 RON, soit environ 850 €, est prévue le 1er juillet 2026. Ce niveau de rémunération sert de référence sur le marché local.
Sécuriser une mobilité professionnelle
Une mission réussie se prépare avant le départ, aussi bien par l’entreprise que par le salarié. Trois points méritent votre attention : le coût réel de la mission, le contenu du contrat et l’intégration dans le pays d’accueil.

Évaluer le coût et la rémunération
Avant toute mission, l’entreprise et le salarié doivent estimer ce que coûte le fait de vivre à l’étranger. Les postes de dépense à chiffrer sont les suivants :
- Logement et transport : ces postes pèsent sur le budget mensuel.
- Alimentation : son coût varie selon le pays d’accueil.
- Santé et dépenses courantes : prévoyez les soins et la vie quotidienne.
La rémunération proposée se compare ensuite au salaire pratiqué dans le secteur et au niveau d’expérience requis dans le pays d’accueil.
Les conditions de logement doivent être explicites. Dans une offre d’intérim à Bergen, en Norvège, une chambre individuelle avec électricité et Internet coûtait 7 000 NOK par mois, un montant déduit directement du salaire.
Vérifier contrat et conditions d’exécution
Avant la signature, clarifiez chaque élément de l’offre avec l’employeur. Les points suivants doivent figurer noir sur blanc :
- Salaire net : le montant réellement perçu chaque mois.
- Durée du contrat : la durée totale et le terme de la mission.
- Congés et horaires : le rythme de travail et les repos.
- Couverture santé et logement : les modalités prévues, ainsi que les perspectives d’évolution.
Examinez aussi la sécurité au travail et l’encadrement juridique au regard de la législation du pays de mission. Dans l’Union européenne, un socle minimal prévoit au plus 48 heures de travail hebdomadaire en moyenne, 4 semaines de congés payés annuels et 11 heures de repos quotidien. Chaque État peut aller plus loin.
Préparer intégration et qualifications
La maîtrise de la langue du pays d’accueil favorise une intégration durable et l’exercice efficace du poste. Pour les professions réglementées, anticipez la reconnaissance des compétences et des diplômes. Ceux de médecin, pharmacien, architecte, infirmier, dentiste, sage-femme ou vétérinaire peuvent bénéficier d’une reconnaissance automatique, sous conditions.
En cas d’embauche locale, l’affiliation passe en principe au régime de sécurité sociale du pays d’accueil. Pour la fiscalité, les conséquences dépendent de votre situation personnelle et des règles applicables.
Foire aux questions
Quelles sont les conditions d’éligibilité pour partir en V.I.E ?
Le candidat doit avoir plus de 18 ans et moins de 28 ans lorsqu’il dépose sa candidature, puis partir au plus tard le jour de son 29e anniversaire. Il doit être français ou ressortissant de l’EEE, en règle avec le service national, jouir de ses droits civiques et être médicalement apte. Aucun diplôme n’est exigé. Une personne ayant déjà effectué un V.I.E ou un V.I.A ne peut pas repartir.
Quelles sont les indemnités et la fiscalité applicables en V.I.E ?
Fixées par arrêté annuel et versées par Business France, les indemnités comprennent une indemnité commune de 772,87 € par mois depuis janvier 2024. S’y ajoute une indemnité géographique, qui dépend du pays et qui est ajustée tous les 3 mois. Elles sont exonérées d’impôt sur le revenu, sans cotisations sociales. Le volontaire a droit à 2,5 jours de congé par mois de mission.
Comment se déroule la candidature à une mission V.I.E ?
Le volontaire recherche lui-même sa mission sur la plateforme dédiée, où il s’inscrit. Son dossier comprend un CV, une lettre de motivation et, le cas échéant, les documents demandés par l’entreprise. Si sa candidature est retenue, des entretiens ont lieu avant la validation du départ.
Quels organismes et outils permettent de trouver un emploi à l’étranger ?
France Travail International propose des offres vérifiées dans plus de 100 pays et agrège plus de 2 000 opportunités chaque jour. L’organisme propose aussi l’accompagnement Activ’international et des conseillers en mobilité. Le réseau EURES, coordonné par la Commission européenne, couvre les 27 États membres, l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse. Ses offres se filtrent par pays, métier et type de contrat.
Quelles vérifications faut-il faire avant d’accepter un poste à l’étranger ?
Estimez le coût de la vie local et comparez le salaire proposé à celui de votre secteur. Vérifiez le visa, le titre de résidence, l’assurance santé et la fiscalité. Demandez le salaire net, la durée, le logement et les horaires. Méfiez-vous des promesses de salaire élevé sans expérience, et contrôlez l’existence réelle de l’entreprise. En cas de doute, faites relire votre contrat par un professionnel.





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